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mardi 24 février 2015

Mort d'une héroïne rouge de Qiu Xiaolong


Qiu Xiaolong
Seuil, 2003
Points policier
502 pages


Résumé : Shanghai 1990. Le cadavre d'une jeune femme est retrouvé dans un canal par deux jeunes pêcheurs. Pour l'ambitieux camarade inspecteur principal Chen et son adjoint l'inspecteur Yu, l'enquête va rapidement se compliquer lorsqu'ils découvrent l'identité de la morte. Il s'agit de Hongying, Travailleuse Modèle de la Nation. Une fille apparemment parfaite et solitaire qui a pourtant été violée et étranglée. Qui se cache derrière ce masque de perfection et pourquoi a-t-on assassiné la jeune communiste exemplaire ? Chen et Yu vont l'apprendre à leurs dépens, car à Shanghai, on peut être un camarade respecté tout en dissimulant des mœurs ... déroutantes. Un fascinant polar du côté de l'Empire Céleste, mené avec humour, poésie, gourmandise et un sens très particulier de la morale.



Mon avis


J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman. L'auteur mêle habilement histoire récente de la Chine et enquête policière avec l'inspecteur Chen, poète à  ses heures perdues. L'enquête est bien menée, il y a de nombreux rebondissements, on avance avec plaisir, avec l'envie de savoir.
Mais ce que je trouve encore plus remarquable dans ce roman, premier de la série sur l'inspecteur Chen, c'est la description du contexte historique et de la société chinoise ; deux aspects que je ne connaissais pas. D'ailleurs, je ne connais pas grand chose sur la Chine... mis à part qu'il y a beaucoup de vélos (rires...)

Je ne vais pas m'attarder car je ne sais quoi dire sauf que ce roman est vraiment excellent, que ce soit du côté enquête policière ou politique chinoise.

A lire absolument





1/26

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jeudi 12 février 2015

Mon bel oranger de José Mauro de Vasconcelos


José Mauro de Vasconcelos
LGF, 1988
251 pages


Résumé : A cinq ans, Zézé a tout appris seul : la lecture, les grossièretés de la rue, les trafics de billes, les tangos pleins de sentiments du marchand de chansons. Tout le monde le bat, sauf sa sœur Gloria. Ange ou diable, il a un secret dans le cœur : un petit pied d'oranges douces, le seul confident de ses rêves, qui l'écoute et lui répond.

Mon avis


Joli petit roman jeunesse où l’on suit la vie très difficile du jeune Zézé, qui n’ait autre que l’auteur à l’âge de cinq ans. Né dans les années 20, la vie est dure pour le jeune Zézé. Il grandit dans une famille nombreuse. Son père est au chômage, sa mère est toujours absente car elle travaille dur. Zézé a du mal a trouvé sa place. Il fait beaucoup de bêtises et se fait battre par sa famille. Il trouve du réconfort auprès du Portugà. Un étranger avec une grosse voiture qui le prend sous son aile.
L’histoire de ce jeune brésilien est à la fois drôle, émouvante et dure.
Jolie petite découverte.

samedi 24 janvier 2015

Notre quelque part de Nii Ayikwei Parkes


Nii Ayikwei Parkes
Zulma, 2014
301 pages

Résumé : C'eft Yao Poku, vieux chasseur à l'ironie décapante et grand amateur de vin de palme, qui nous parle. Un jour récent, une jeune femme rien moins que discrète, de passage au village, aperçoit un magnifique oiseau à tête bleue et le poursuit jusque dans la case d'un certain Kofi Atta. Ce qu'elle y découvre entraîne l'arrivée tonitruante de la police criminelle d'Accra, et bientôt celle de Kayo Odamtten, jeune médecin légiste toutjulle rentré d'Angleterre.
Renouant avec ses racines, ce quelque part longtemps refoulé, Kayo se met peu à peu à l'écoute de Yao Poku et de ses légendes étrangement éclairantes... Porté à merveille par une traduction qui mêle français classique et langue populaire d'Afrique de l'Oued, ce roman époustouflant nous laisse pantelants, heureux de la traversée d'un monde si singulier.



Mon avis







Ce roman est une superbe découverte. Certes le premier chapitre n’est pas évident à appréhender au niveau du style où le langage utilisé par les personnages est un langage très africain avec des tournures de phrases particulières, des mots de patois… Mais ensuite le style devient moderne. Par moment, quand la situation le nécessite l’auteur retourne au langage local.
J’ai beaucoup aimé l’ambiance entre tradition et modernité.

L’histoire également.
Une chose étrange rouge, puante… est découverte dans une case au fin fonds de la brousse par une jeune femme. Le policeman local est sur les lieux, mais n’y comprenant pas grand-chose il décide de faire appel à la police d’Accra, plus expérimentée. Mais,  à sa tête se trouve Donkor, un homme qui ne pense qu’à sa carrière sans se préoccuper des autres. Son seul objectif : devenir chef de la police du Ghana. Pour ça il est prêt à tout : il veut faire de cette petite affaire locale, une affaire internationale !!!. Incapable de se débrouiller seul, il fait appel à Kayo, jeune médecin légiste de formation tout juste rentré d’Angleterre qui travaille dans un laboratoire d’analyse. Face à la droiture de Kayo, le chef de la police est contraint d’utiliser des subterfuges pas très légaux… Kayo est obligé d’accepter sinon il sera accusé de complot contre le gouvernement… Ce passage est abracadabrantesque et savoureux.
Kayo, finalement se révèlera être un très bon enquêteur, digne des « experts » comme le souhaite Donkor qui ne jure que par cette série télé.

Entre tradition, coutume et modernité : un petit bijoux. A DECOUVTIR !!!!




2/26

dimanche 5 octobre 2014

L'Eté des noyés de John Burnside


John Burnside
Métaillé, 2014
336 pages

Résumé : Dans une région très septentrionale de la Norvège, quasiment déserte, un endroit magnifique et spectral, où l’hiver est sombre et enneigé et l’été miraculeusement doux et radieux. Comme généralement chez J. Burnside, le monde est à la fois beau et sinistre. Liv vit avec sa mère, un peintre qui s’est retiré là en pleine gloire pour mieux travailler. Son seul ami est un vieil homme qui lui raconte des histoires de trolls, de sirènes et surtout de la huldra, une créature surnaturelle qui apparaît sous les traits d’une femme à l’irrésistible beauté pour séduire les jeunes gens et les conduire à affronter les dangers et la mort.
Un été, deux des camarades de classe de la jeune fille meurent noyés l’un après l’autre, par des nuits calmes et claires, puis c’est le tour d’un troisième homme, avant qu’un quatrième ne disparaisse sans laisser de trace. Cet été-là, la huldra pourrait bien prendre les traits de Maia, une amie de Liv et des deux jeunes lycéens noyés. Ces morts sont-elles accidentelles ou les jeunes gens ont-ils été poussés par un esprit malfaisant ? Liv observe tout cela et tente de comprendre ce qui arrive mais elle ne parvient pas à donner du sens aux choses.
Voici un livre d’une intense poésie. Lyrique. Féérique. Dérangeant. Qui interroge mais ne donne pas de réponses. C’est un livre sur le regard, le regard du peintre, les diverses manières de regarder de la jeune Liv. Comme souvent chez J. Burnside, on est à la limite – difficile à appréhender – entre ce qu’on sait et ce qu’on rêve. Le lecteur est envahi par un sentiment d’inquiétude et, peu à peu, de peur quand il comprend que le sujet central du livre n’est pas les disparitions successives, mais l’incapacité de Liv à vivre dans le monde réel et à accepter les autres. Elle aurait aimé vivre « avant », quand les gens n’existaient pas encore. Et, dans les nuits blanches de l’été arctique, le roman a l’atmosphère hallucinatoire des rêves mais donne à voir un moment de profonde horreur. C’est aussi un grand et vrai thriller.


Mon avis



Il est pour moi très difficile de faire une critique de ce roman, car je n'ai absolument pas réussit à accrocher à cette histoire… J'ai eu beaucoup de mal avec cette mère qui cache le nom de son père à sa fille… L'ambiance, cependant, est envoûtante. L'écriture est magnifique. Mais le contenu n'est absolument pas pour moi…
D'autres lecteurs ou lectrices y trouveront de l'intérêt. Je n'en doute pas.


 



mercredi 27 août 2014

Le Vendeur de sari de Rupa Bajwa


Rupa Bajwa
traducteur : Claude et Jean Demanuelli
Les deux terres, 2006
345 pages

Résumé : Si Ramchand n'est, aux yeux de ses clientes, qu'un simple vendeur de saris, il dissimule pourtant une moralité et une sensibilité rares. Son ignorance, source d'une immense honte, face à l'éducation d'une riche cliente change la donne désormais, il veut prendre sa vie en main. L'acquisition de deux grammaires anglaises marque le début d'une quête, celle d'un avenir meilleur et d'une existence plus juste. Mais si les horizons du jeune vendeur sont désormais élargis, la confrontation avec l'injustice et la cruauté du monde n'en est que plus brutale...



Mon avis






Dans ce roman agréable à lire, nous suivons le jeune Ramchand vendeur de sari au caractère plutôt timide, voire soumis. Ramchand souhaite sortir de sa condition. Il essaye d’apprendre l’anglais comme il le peut…
Du fait de certains concours de circonstance, Ramchand est confronté aux réalités sociales de son pays : La pauvreté, l’extrême pauvreté, la maltraitance, et à l’opposé, il va s’introduire dans une famille riche, très riche. Il va découvrir le mépris des riches envers les basses classes. Son opinion sur la nature humaine va être malmenée. Il va découvrir l’importance de l’éducation, la jalousie aussi.

En conclusion : roman agréable à lire qui met en valeur les différentes réalités sociales de l’Inde.





 Idée n° 22  : un morceau de vêtement
 





mercredi 4 juin 2014

Jésus et Tito






Velibor Colic
Gaïa, 2010
189 pages

Résumé : En 1970, dans la Yougoslavie de Tito, Velibor a six ans et veut devenir footballeur. Noir et Brésilien, de préférence. "Relativement tôt, je me suis rendu compte que mes souvenirs, mon enfance, toute ma vie d'avant, appartenaient au Jurassic Park communiste, disparu et enterré avec l'idée de la Yougoslavie". Velibor feuillette ses souvenirs : une enfance sous le signe de la bonne étoile rouge et une adolescence sous influence rock'n roll. On ne choisit pas toujours ses icônes : le petit Jésus contre le maréchal Tito est un match qui se joue tous les jours à la maison. Velibor navigue entre Jack London et Pelé, puis dans les années 80 entre les Clash et Bukowski. Son grand amour sera la littérature. Devenu grand, Velibor rêve d'être poète. Maudit, évidemment.




Mon avis




J’ai été très agréablement surprise par ce roman. Celui-ci est plutôt facile à lire, amusant par moment, agréable, intéressant.
L’auteur raconte ses souvenirs d’enfance et de jeunesse depuis l’âge de 6-7 ans jusqu’à la fin de son service militaire en Bosnie.
Le récit est constitué de petites parties faisant au maximum 3 pages et portant chacune un titre.
L’auteur n’est pas toujours très tendre lorsqu’il parle de ses camarades, mais il s’agit de la réalité de l’époque. Tout le monde a un surnom que tous accepte : Dzemo le renard, le petit con d’Oskar, le caporal Lapin, Danko l’ogre, Esad le pigeon. Lui, c’était ver de terre ou poète.
Le style de l’auteur évolue avec le récit : lorsqu’il est enfant, le style est plutôt jeune, presque enfantin ; lorsque Velibor avance en âge, le style se fait plus adulte.

En conclusion : agréable découverte !!!





                                                       





 idée n°61 : une voiture






mercredi 30 avril 2014

Le Dîner de Herman Koch

Herman Koch
Belfond, 2011
336 pages

Résumé :  Deux frères se donnent rendez-vous avec leurs épouses dans un restaurant branché d'Amsterdam. Hors-d'œuvre : le maître d'hôtel s'affaire. Plat principal : on parle de tout, des films à l'affiche, des vacances en Dordogne. Dessert : on évite soigneusement le véritable enjeu du dîner, les enfants. Car leurs fils respectifs ont commis un acte d'une violence inouïe. Un café, un digestif, l'addition. Reste la question : jusqu'où irions-nous pour préserver nos enfants ?



Mon avis




Tout d’abord, précisons la situation familiale.
Les deux couples qui se donnent rendez-vous sont Paul et Claire Lohman d’un côté, Serge et Babette Lohman de l’autre. Paul et Serge sont frères. Paul, le narrateur, ne travaille plus pour des raisons que je vous laisse découvrir. Serge est un politicien très en vue qui brigue le poste de Premier Ministre des Pays-Bas. Paul ne supporte pas son frère et son arrogance. Claire et Babette, quant à elles, s’entendent plutôt bien. Les deux couples ont chacun un fils de 15 ans. En plus, Serge et Babette ont adopté un jeune du Burkina-Faso qui a, alors, 17 ans.

Le roman commence tout simplement par l’arrivée au restaurant de Paul. On sent déjà l’animosité qu’il a envers son frère. Les participants au repas arrivent. L’ambiance est tendue. Cette tension ne cessera de monter tout au long du roman. Mais, on départ, je me suis vraiment demandée où l’auteur allait nous emmener, avec ses descriptions des plats… Est-ce que cela va être ainsi tout au long du roman ? Non. Car Paul se souvient… Il raconte quelques moments clés de sa vie… et surtout, c’est par ça bouche que nous apprendrons la véritable raison de la tenue de ce repas.

Car tous les quatre doivent parler de la terrible « chose » qu’ont fait leurs enfants… Chacun d’entre eux se cache derrière les apparences. Chacun évite de parler du « problème ». Cependant, ils vont être obligés d’aborder le sujet… L’ambiance calme du restaurant va, alors, littéralement explosée… Jusqu’aux drames finaux.

En conclusion : roman pas si anodin que cela dans lequel il est beaucoup question de non-dits et où la société actuelle montre ses défauts.



idée n°12 : ce que l'on mange au dîner


samedi 22 mars 2014

En cas de forte chaleur de Maggie O'Farrell

Maggie O'Farrell
Belfond, 2014
348 pages

Résumé : Comme chaque matin depuis trente ans, Robert Riordan part acheter son journal. Mais en ce jour caniculaire de juillet 1976, Robert part et ne revient pas.
Dans leur maison londonienne, Gretta, sa femme, s'interroge : quelle mouche a bien pu le piquer ? Doit-elle prévenir les enfants ?

À peine réunis, ces derniers tentent de prendre la situation en main : les placards sont retournés, les tiroirs vidés, chaque pièce fouillée en quête d'indices.
Mais, alors que le mystère autour de leur père s'épaissit, les vieilles rancoeurs ressurgissent. L'aîné en a assez : pourquoi est-ce toujours à lui de prendre en charge sa famille ? Quant aux deux soeurs, jadis si proches, quel événement a brisé leur lien, si terrible que la cadette a décidé de mettre un océan entre elles ? Et Gretta, a-t-elle vraiment tout dit ?


Mon avis




Au niveau de l'histoire, je n'irai pas plus loin que le résumé qui dit déjà tout.
"En cas de forte chaleur" est un roman qui se lit tout seul. Un vrai roman de détente.
Je me suis laissée facilement attendrir par ces personnages qui ne sont pas très bien dans leur peau, qui cachent des secrets les uns aux autres. Il y a beaucoup de non-dits entre Gretta et ses trois enfants. Gretta qui est, par moments, insupportable. L'enfance de Michael Francis, Monica et Aoife n'a pas due être drôle tous les jours.
Je l'ai lu assez rapidement, tellement le style est reposant.
J'avais très envie de savoir si cette famille allait retrouver ce père disparu mystérieusement. J'avais très envie de savoir pourquoi il était parti aussi précipitamment.
Tout au long de la deuxième moitié du roman, les révélations affluent les unes après les autres. Elles tournent autour des origines irlandaises de Gretta et de son mari… Mais pas seulement.

En conclusion : roman de détente agréable à lire.








vendredi 10 janvier 2014

Histoire d'Alice qui ne pensait jamais à rien (et de tous ses maris, plus un) de Francis Dannemark



Francis Dannemark
Robert Laffont, 2013
192 pages

Résumé : Paul a cinquante-six ans. Il vient de perdre sa mère. À son enterrement, il rencontre la soeur de celle-ci pour la première fois. Il ne connaît d'elle que son prénom, Alice. À soixante-treize ans, sa tante ne lui apparaît pas comme une vieille dame. Elle est séduisante, un peu mystérieuse et, surtout, pleine de vie et de fraîcheur. Elle invite son neveu à venir la voir à son hôtel et là, en face à face, elle va lui raconter son incroyable existence. 







Mon avis


Roman agréable à lire ; écrit avec légèreté ; style reposant... Que de qualités simples qui vont de l'Histoire d'Alice une histoire superbe. Ce court roman de 192 pages raconte la rencontre entre Paul et Alice. Une rencontre étonnante lors d'un enterrement : celui de la mère de Paul qui est la soeur d'Alice. C'est la première fois qu'ils se voient.
Paul écoute Alice et prend des notes. Alice raconte son histoire, celle de ses hommes. Une histoire remplie de rencontres, d'amour, de mariage, de voyages, de mort... Mais, tout cela dans la bonne humeur.

En conclusion : récit rapide de la vie étonnante d'une femme qui a parcouru le monde et a rencontré beaucoup d'hommes : très sympathique. 


Ma Note : 8/10

 18/206




idée n°31 : une collection de valises 
25/170

lundi 23 décembre 2013

Un Paradis trompeur de Henning Mankell




Henning Mankell
Seuil, 2013
373 pages

Résumé : Le froid et la misère ont marqué l'enfance de Hanna Renström dans un hameau au nord de la Suède. En avril 1904, à l'âge de 18 ans, elle s'embarque sur un vapeur en partancepour l'Australie dans l'espoir d'une vie meilleure. Pourtant aucune de ses attentes, de ses craintes ne la prépare à un tel destin.


Mon avis



C’est avec un grand plaisir que l’on suit l’itinéraire incroyable d’Hanna sur presque deux ans : 1904-1905. Hanna a quitté la Suède dans des conditions particulières pour se retrouver au Mozambique après un voyage en bateau tout aussi particulier (elle se marie à bord et son mari meurt sur le navire). Dans la vie d’Hanna tout est singulier (elle va se marier avec un propriétaire de bordel qui ne tardera pas à mourir) et c’est ce qui la rend attachante.
La vie au Mozambique, au début du XXème siècle, est particulièrement difficile. Les rapports entre les noirs et les blancs (portugais en l’occurrence) sont des rapports de haine, mais de haine tenace et extrêmement forte. Hanna va découvrir se monde terrifiant et petit à petit prendre fait et cause pour la population noire. Elle va se mettre à dos la population blanche qui ne respecte nullement l’Homme noir.

Quant aux personnages qui sont très nombreux, voici les plus marquants :
Hanna, au Mozambique, devient propriétaire d’un bordel. Elle respecte ses prostituées ; elle les paye bien ; et cela est très mal vu par la population blanche.
Pedro est éleveur de chien de garde pour la population blanche. Il élève des chiens blancs qu’il entraîne à se jeter sur les noirs dés qu’ils en voient un. Cela donne la hauteur de la haine entre les blancs et les noirs.
Le troisième personnage se nomme Carlos et c’est un singe en partie domestiqué et habillé d’une livrée blanche. Ce personnage a un rôle très important et très remarqué.
Mais, ce roman parle de nombreuses autres personnes : les deux maris blancs d’Hanna, son amant noir, les prostituées noires…

Tout au long du roman Hanna est tourmentée par le souvenir de son premier mari, son premier amour.

En conclusion : Hanna est une jeune femme de vingt ans prise dans des tourments mentaux inimaginables sur la haine entre noirs et blancs.



Ma note : 8/10





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Idée n°14 : ce qu'on voit le matin quand on se lève (en Afrique...)


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Suéde


vendredi 13 décembre 2013

La Lettre à Helga de Bergsveinn Birgisson


Bergsveinn Birgisson
Zulma, 2013
131 pages

Résumé : « Mon neveu Marteinn est venu me chercher à la maison de retraite. Je vais passer le plus clair de l’été dans une chambre avec vue plongeante sur la ferme que vous habitiez jadis, Hallgrímur et toi. » Ainsi commence la réponse – combien tardive – de Bjarni Gíslason de Kolkustadir à sa chère Helga, la seule femme qu’il aima, aussi brièvement qu’ardemment, d’un amour impossible. Et c’est tout un monde qui se ravive : entre son élevage de moutons, les pêches solitaires, et sa charge de contrôleur du fourrage, on découvre l’âpre existence qui fut la sienne tout au long d’un monologue saisissant de vigueur. Car Bjarni Gíslason de Kolkustadir est un homme simple, taillé dans la lave, pétri de poésie et d'attention émerveillée à la nature sauvage. Ce beau et puissant roman se lit d’une traite, tant on est troublé par l’étrange confession amoureuse d’un éleveur de brebis islandais, d’un homme qui s’est lui-même spolié de l’amour de sa vie.



Mon avis



Ce roman est une longue lettre de Bjarni (90 ans) à Helga l'amour de sa vie.
Dans cette lettre le vieil homme décrit sa rencontre avec la jeune femme ainsi que leur amour et leur éloignement mutuel. Il raconte aussi d'où viennent les problèmes avec Unnur, sa femme tout juste décédée. Celle-ci ne pouvait avoir d'enfant et se fut un drame pour les deux personnes.  On y voit aussi la vie des paysans islandais sur l'ensemble du XXème siècle : la nécessité d'entraide entre chacun afin de pouvoir survivre dans ce froid intense. Il y a aussi de nombreuses références historiques. Le tout servit par une superbe écriture : poétique et douce.

Ma note : 8/10


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vendredi 8 novembre 2013

Legend de Marie Lu



Marie Lu
Caselmore, 2012
285 pages


Résumé : June est un prodige. À quinze ans, elle fait partie de l'élite de son pays. Brillante et patriote, son avenir est assuré dans les hauts rangs de l'armée. Day est le criminel le plus recherché du territoire. Originaire des quartiers pauvres, il sévit depuis des années sans que les autorités parviennent à l'arrêter. Issus de deux mondes complètement opposés, June et Day n'ont aucune raison de se rencontrer... jusqu'au jour où le frère de June est assassiné. Persuadée que Day est responsable de ce crime, June va le traquer... Mais est-elle prête à découvrir la vérité ?



Mon avis


Ce roman est vraiment très sympathique. Je l'ai dévoré d'une traite. Il se lit vite et bien. Les personnages principaux, June et Day, sont particulièrement attachant.
Dans un monde post-apocalyptique où la République est en guerre contre les colonies, Day est un jeune qui vit dans la banlieue pauvre de la ville. Il est considéré comme le pire criminel du moment par la République. Mais, en réalité, Day est un peu un Robin des bois... Il vole pour aider les plus démunis et, jamais, il ne blesse quelqu'un. Cependant, il va être accusé d'avoir tué le frère de June.
June, quant à elle, est une jeune surdouée en formation pour intégrer l'armée de la République. L'assassinat de son frère va accélérer le processus. June va traquer Day. A la vie à la mort. Elle était trop proche de son frère pour laisser pouvoir laisser passer son meurtre sans réagir.
Tous deux vont se rencontrer, se découvrir.
J'ai vraiment apprécié les doutes de chacun de ces deux personnages, leurs interrogations, leurs choix : tous deux veulent tout faire pour aider leur famille, découvrir la vérité sur les agissements de la République sur l'histoire du monde dans lequel ils vivent.

En conclusion : très bon roman de fantasy d'une maturité claire pour une très jeune auteur. A partir de 14-15 ans.


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mercredi 6 novembre 2013

La Saison de l'ombre de Léonora Miano

Léonora Miano
Grasset, 2013
235 pages


Résumé : « Le jour s'apprête à chasser la nuit, sur les terres du clan mulungo, les femmes dorment. Même les yeux fermés les femmes savent qu'il faut se garder des voix sans visage. Le Mal existe. Il sait se faire passer pour autre qu'il n'est. Cependant que faire sans certitude ? Un grand malheur vient de s'abattre sur le village. »Il n'y a pas d'époque, ni de lieu précis, nous sommes en Afrique sub-saharienne, quelque part à l'intérieur des terres, les fils aînés ont disparu, et les femmes en pleurs sont regroupées à l'écart de leur clan. Quelle est cette catastrophe fondatrice ? Où sont les garçons ? Quelle est la responsabilité des mères ? Faut-il se mettre à la recherche des disparus et comment ? Doit-on accepter l'absence de sépulture ? Les hommes du clan Mulongo ne savent pas combattre, ils respectent la vie. Et pourtant, le Mal existe et il faudra bien y faire face.

Mon avis




Roman lu dans le cadre de l’opération « On vous lit tout » organisée par Libfly et le furet du nord.

Magnifique roman écrit de façon poétique avec des mots et des phrases qui s’envolent. Le texte est fascinant malgré le fait que l’auteur parle d’une période très noire des relations africano-européennes : la traite des noirs. Léonora Miano fait parler les indigènes qui ne comprennent pas ce qu’il se passe. Sublime.

Il est question de l’incompréhension face à la nouveauté, face à l’agression ; de l’incompréhension face aux disparitions ; de la dégradation des rapports avec les voisins ; du fait de l’arrivée des européens. Enormément de thèmes sont abordés avec pudeur.

Un lexique à la fin du livre nous aide à appréhender les mots non traduits.

En conclusion : Magnifique !!!!

Ce roman a reçu le prix fémina 2013

9/10

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jeudi 29 août 2013

Les Lumineuses de Lauren Beukes


Couverture Les lumineuses

Lauren Beukes
Presses de la cité, 2013
Collection Sang d'encres
376 pages


Résumé : 1931, Chicago.
Traqué par la police, Harper Curtis, un marginal violent, se réfugie dans une maison abandonnée. A l'intérieur, il a une vision. Des visages de femmes, auréolés de lumière, lui apparaissent. Il comprend qu'il doit les trouver... et les tuer. Dans sa transe, Harper découvre que grâce à cette demeure, il peut voyager dans le temps. Débute alors sa croisade meurtrière à travers le XXe siècle : années 1950, 1970, 1990... D'une décennie à l'autre, il sème la mort sur son passage, laissant en guise de signature des indices anachroniques sur le corps de ses victimes.
Mais l'une d'elles survit aux terribles blessures qu'il lui a infligées. Et va tout faire pour le retrouver.

Mon avis



Tout d'abord, il m'a été difficile de m'y retrouver entre les personnages et les différentes dates. En effet, le roman saute d'une date à l'autre sur une échelle de dates allant de 1929 à 1993. Chaque chapitre change de dates, de personnages... Chaque changement de chapitre entraîne une petite gymnastique du cerveau. On peut donc dire que la lecture n'est pas extrêmement facile.
De plus, je n'ai pas réussie à m'attacher aux deux principaux personnages. Harper, le tueur en série qui traverse le temps pour assouvir ses désirs ; Kirby, jeune fille apprentie journaliste traumatisée par l'agression qu'elle a subi il y a quelques mois et dont le seul but est d'attraper son agresseur envers et contre tous. Kirby est aidée par Dan, journaliste sportif, qui, lorsqu'il était aux homicides, avait couvert son agression.
Par contre, j'ai beaucoup aimé les relations entre Dan et Kirby ; relations hautes en couleur : à la fois tendues et pleines de complicités.
Le dernier chapitre laisse entrevoir le fait que l'histoire de cette étrange maison n'est pas finie.
Ce qui m'a le plus manqué dans ce roman, c'est les réponses à plusieurs questions : Comment la maison fait-elle pour voyager dans le temps ? D'où lui vient cet étrange pouvoir ? Pourquoi ces filles doivent-elles mourir ? Pourquoi les sauts dans le temps sont limités à l'intervalle 1929-1993 ?

En conclusion : ce roman est, pour moi, une petite déception.


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