Karine Gièbel
Fleuve noir, 2013
578 pages
Résumé : u te croyais forte. Invincible. Installée sur ton piédestal, tu
imaginais pouvoir régenter le monde. Tu manipules ? Tu deviendras une
proie. Tu domines ? Tu deviendras une esclave. Tu mènes une vie normale,
banale, plutôt enviable. Tu as su t'imposer dans ce monde, y trouver ta
place. Et puis un jour... Un jour, tu te retournes et tu vois une ombre
derrière toi. À partir de ce jour-là, elle te poursuit. Sans relâche.
Juste une ombre. Sans visage, sans nom, sans mobile déclaré. On te suit
dans la rue, on ouvre ton courrier, on ferme tes fenêtres. On t'observe
jusque dans les moments les plus intimes. Les flics te conseillent
d'aller consulter un psychiatre. Tes amis s'écartent de toi. Personne ne
te comprend, personne ne peut t'aider. Tu es seule. Et l'ombre est
toujours là. Dans ta vie, dans ton dos. Ou seulement dans ta tête ? Le
temps que tu comprennes, il sera peut-être trop tard... Tu commandes ?
Apprends l'obéissance. Tu méprises ? Apprends le respect. Tu veux vivre ?
Meurs en silence...
Mon Avis
Une claque de plus délivrée par Karine Giébel.
Quel plaisir !!!
Lorsqu’on lit le résumé de « Juste une ombre », on
n’a pas d’informations claires et précises sur l’histoire, mais on a une
impression angoissante sur le récit à lire.
Et cela n’a pas loupé. Jusqu’à la fin, jusqu’aux dernières
lignes…où tout n’est pas fini.
Dans ce roman, nous suivons :
Cloé, jeune femme brillante à qui tout réussit et qui se
sent harcelée par une ombre : vérité ou paranoïa ?
Bertrand, son amoureux qui doute…
Caro, sa meilleure amie, mais pas pour toujours…
Quentin, le petit ami de Caro, pas très clair…
Alexandre, le flic bourru qui ne respecte pas toujours les
règles…
Sophie, la femme d’Alexandre qui se meurt d’une longue
maladie…
Valentine, une fliquette de la bac qui s’amourache d’Alexandre…
Le « Gamin », équipier fidèle d’Alexandre, mais…
Le « Vieux », patron autoritaire et stricte
de Cloé…
Philippe, le concurrent direct de Cloé à la succession
du « Vieux »…
En mélangeant tous ces personnages on obtient un roman
angoissant où l’on a du mal à cerner la réalité. Où la paranoïa rôde, où les
évènements qui nous marquent à jamais sont présent. Tout le monde peut être
suspect, coupable… L’ambiance est explosive.
Ce roman est vraiment dur à lâcher. Karine Giébel nous tient
en haleine jusqu’à la dernière ligne que l’on souhaiterait différente…
En conclusion : roman angoissant au final inimaginable.
Ma note : 9/1O
Lu dans le cadre d'une Lecture commue organisée par moi-même
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