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mercredi 31 décembre 2014

Et surtout ne te retourne pas... de Lisa Unger

Lisa Unger
Belfond noir, 2010
393 pages


Résumé : Des quartiers huppés de New York au sombre dédale des rues praguoises, un nouveau thriller irrésistible par la reine du suspense psychologique. Et si vous découvriez que l'homme qui partage votre vie n'est pas celui que vous croyez ? Romancière à succès, Isabel file le parfait amour depuis cinq ans avec Marcus Raine, un immigré tchèque à la tête d'une société high-tech florissante. Un soir, Marcus ne rentre pas et le cauchemar commence. Agressée par de faux agents du FBI, interrogée par la police, dépouillée de tous ses biens, Isabel voit son univers s'effondrer lorsqu'elle reçoit un texto de Marcus : " Oublie-moi. Fais comme si j'étais mort. Et surtout ne te retourne pas... " Qui est l'homme qu'elle a épousé ? Quels crimes lui a-t-il cachés ? Et jusqu'où ira-t-il pour l'empêcher de découvrir la vérité ? Au péril de sa vie, Isabel va se lancer dans une traque acharnée, sur les traces de celui qui a fait de son existence un mensonge...

Mon avis

Ce roman se lit avec grand plaisir. On suit Izzy en proie au doute face à la disparition soudaine et inexpliquée de Marcus, son mari. Izzy va tenter de comprendre ce qui s'est passé car elle sait que son mari  n'est pas mort. Elle mène son enquête dans le dos de la police qui la soupçonne de ne pas être très claire. Elle découvre alors un autre homme. Marcus n'est pas celui qu'il disait être.
Très bon polar qui nous tient en haleine.
Je ferai tout de même un petit reproche à l'auteur : il y a trop de retours en arrière. Certains sont totalement justifiès. D'autres beaucoup moins.
Mais j'ai tout de même passé un agréable moment.








mardi 30 décembre 2014

Les Deux royaumes de Eli Anderson

Eli Anderson
Oscar Pill, tome 02
Albin Michel, 2010
624 pages



Résumé : Oscar Pill est désespéré : depuis un an, plus le moindre signe des Médicus, et ses pouvoirs semblent s'être volatilisés... Jusqu'au jour de l'épreuve de la Passerelle, qui le précipite dans le second Univers intérieur, celui des Royaumes des Souffles et de Pompée. Mais surprise : quatre jeunes Médicus se joignent à lui pour ce voyage. Parmi eux Moss, son ennemi juré.
Les aventures périlleuses et les décors s'enchaînent dans ces deux Royaumes dont il doit rapporter les deux parties du second Trophée... et peut-être la mystérieuse et très secrète Table d'émeraude qui pourrait ramener son père à la vie.

 Mon avis

J'ai beaucoup aimé lire la suite des aventures du jeune Oscar, apprenti Médicus. 
On retrouve les principaux personnages du premier tome : Violette, la soeur d'Oscar, toujours aussi singulière. Valentine et Lawrence : deux enfants  venus de l'intérieur qui soutiennent  Oscar.
Oscar se trouve confronté à plusieurs soucis : son père, qu'il n'a jamais connu lui manque et cela devient une obsession... qui risque de lui coûter cher. La recherche de son trophée est semée d'embûches... et c'est sans compter sur le fait qu'il devra coopérer avec son ennemi : Ronan Moss.
Ce tome est riche en rebondissements, plein d'humour... Un véritable régal...









vendredi 12 décembre 2014

La Cinquième vague de Rick Yancey




Rick Yancey
Robert Laffont, 2013
Collection R
592 pages


Résumé : 1ère Vague : Extinction des feux
2e Vague : Déferlante
3e Vague : Pandémie
4e Vague : Silence

La 5e Vague arrive...
Ils connaissent notre manière de penser. Ils savent comment nous exterminer. Ils nous ont enlevé toute raison de vivre. Ils viennent maintenant nous arracher ce pour quoi nous sommes prêts à mourir…



Mon avis



J’ai trouvé qu’il y avait des longueurs au début. Car j’ai pensé que l’on allait suivre Cassie, la dernière survivante du genre humain tout au long du livre… sans qu’elle ne rencontre d’âme humaine. Lorsque nous avons changé de chapitre, rencontré d’autres survivants, j’ai été totalement emportée…
Personnages attachants, rebondissements, théories des envahisseurs… Extra.
Final explosif…

J’ai adoré !!!!







samedi 11 octobre 2014

Le Livre sans nom



Sonatine, 2010
460 pages

Résumé : Santa Mondega, une ville d'Amérique du Sud oubliée du reste du monde, où sommeillent de terribles secrets.
Un serial killer qui assassine ceux qui ont eu la malchance de lire un énigmatique livre sans nom. La seule victime encore vivante du tueur, qui, après cinq ans de coma, se réveille, amnésique. Deux flics très spéciaux, des barons du crime, des moines férus d'arts martiaux, une pierre précieuse à la valeur inestimable, un massacre dans un monastère isolé, quelques clins d'oeil à Seven et à The Ring, et voilà le thriller le plus rock'n'roll et le plus jubilatoire de l'année ! Diffusé anonymement sur Internet en 2007, cet ouvrage aussi original que réjouissant est vite devenu culte.
II a ensuite été publié en Angleterre puis aux Etats-Unis, où il connaît un succès fulgurant.



Mon avis


Roman époustouflant qui nous emmène dans un monde peuplé de malfrats, de tueurs à gage… Les personnages sont hors normes : des moines complètement ignorants du monde se frottent à une engeance peu recommandable, un tueur à gage en costume d'Elvis, un mystérieux tueur qui tue après avoir avalé un verre de bourbon… Un employé d'hôtel qui se carapate avec un mystérieux bijou et une valise pleine de sous. Un étrange mafieux qui tente de retrouver ce bijou par tous les moyens… Un patron de bar qui échappe aux tueries… Une cadillac jaune comme "témoin"…
Ce roman est explosif. Quand on le commence on ne s'arrête plus.


 
 



jeudi 9 octobre 2014

La Tristesse de la terre de Eric Vuillard



Eric Vuillard
Actes Sud, 2014
Collection : Un endroit où aller
144 pages

Résumé : « Alors, le rêve reprend. Des centaines de cavaliers galopent, soulevant des nuages de poussière. On a bien arrosé la piste avec de l'eau, mais on n'y peut rien, le soleil cogne. L'étonnement grandit, les cavaliers sont innombrables, on se demande combien peuvent tenir dans l'arène. C'est qu'elle fait cent mètres de long et cinquante de large ! Les spectateurs applaudissent et hurlent. La foule regarde passer ce simulacre d'un régiment américain, les yeux sortis du crâne. Les enfants poussent pour mieux voir. Le cœur bat. On va enfin connaître la vérité. »



Mon avis


La lecture de ce récit fut, pour moi, un véritable plaisir. L'auteur nous décrit de manière très vivante les spectacles de Buffalo Bill : Wild West Show. Je les imaginais avec précision. Les chevaux passaient devant mes yeux, les indiens étaient terriblement vivants.
Avec ce livre j'ai re-découvert un univers qui m'avait passionné dans ma jeunesse. Je ne connaissais cependant Buffalo Bill que de nom et j'ai découvert un personnage qui avait des idées novatrices pour l'époque.
Il est question aussi du contexte historique de l'Amérique des environs de 1900, ainsi que de l'histoire du spectacle.
Récit court mais de grande qualité.







mercredi 27 août 2014

Le Vendeur de sari de Rupa Bajwa


Rupa Bajwa
traducteur : Claude et Jean Demanuelli
Les deux terres, 2006
345 pages

Résumé : Si Ramchand n'est, aux yeux de ses clientes, qu'un simple vendeur de saris, il dissimule pourtant une moralité et une sensibilité rares. Son ignorance, source d'une immense honte, face à l'éducation d'une riche cliente change la donne désormais, il veut prendre sa vie en main. L'acquisition de deux grammaires anglaises marque le début d'une quête, celle d'un avenir meilleur et d'une existence plus juste. Mais si les horizons du jeune vendeur sont désormais élargis, la confrontation avec l'injustice et la cruauté du monde n'en est que plus brutale...



Mon avis






Dans ce roman agréable à lire, nous suivons le jeune Ramchand vendeur de sari au caractère plutôt timide, voire soumis. Ramchand souhaite sortir de sa condition. Il essaye d’apprendre l’anglais comme il le peut…
Du fait de certains concours de circonstance, Ramchand est confronté aux réalités sociales de son pays : La pauvreté, l’extrême pauvreté, la maltraitance, et à l’opposé, il va s’introduire dans une famille riche, très riche. Il va découvrir le mépris des riches envers les basses classes. Son opinion sur la nature humaine va être malmenée. Il va découvrir l’importance de l’éducation, la jalousie aussi.

En conclusion : roman agréable à lire qui met en valeur les différentes réalités sociales de l’Inde.





 Idée n° 22  : un morceau de vêtement
 





jeudi 10 juillet 2014

Lésions dangereuses de Christian Jungersen


Christian Jungersen
Denoël, 2014
470 pages

Résumé : Mia, institutrice danoise, épouse Frederik, jeune directeur d’une prestigieuse école privée. Ils ont un fils, Niklas. Très pris par son travail, Frederik délaisse sa famille. Il est loin d’être l’époux dont Mia rêvait. Un jour, une dispute éclate et elle l’accuse d’avoir été infidèle. Contre toute attente, Frederik se métamorphose en mari idéal du jour au lendemain : tendre, présent, attentif, il est irréprochable. Pendant deux ans, Mia est parfaitement heureuse. Jusqu'au jour, où Frederik provoque un accident de la route alors qu'ils passent de paisibles vacances en Espagne. La vie de Mia va peu à peu devenir un enfer. Qui est cet homme qui partage sa vie ? Jungersen n'a pas son pareil pour raconter l'angoisse abyssale qui survient lorsque la personne que l'on croit connaître par cœur devient un inconnu et que la douce harmonie du quotidien s'effrondre.




 Un grand merci aux éditions Denoël pour ce partenariat

Mon avis



Christian Jungersen nous plonge dans le monde des lésions cérébrales. Frédérik vient d’être diagnostiqué. Mais à quand remonte sa maladie ? Il y a certainement plusieurs années, mais ce n'est pas sûr. Peut-on entrapercevoir les débuts de la maladie rétrospectivement ? Frédérik est alors accusé d’avoir détourné une forte somme d’argent de l’école dans laquelle il travaillait. La justice doit trancher : à l’époque des faits, Frédéric était-il déjà malade ? Mia, sa femme, et Niklas, son fils, doivent faire face à tout ceci. Comment la famille peut-elle gérer la maladie de l’Homme du foyer ? Mia se rapproche d’un groupe formé de personnes comme elle, de personnes dont le conjoint, ou la conjointe, est atteint(e) d’une lésion cérébrale. Ces personnes l’aident à surmonter cette épreuve. Mais la vie est dure pour Mia qui doit composer avec un mari qui a totalement changé, qui devient irresponsable. L’exemple des autres va l’aider. Peut-elle compter sur son entourage pour l’aider ? Certaines personnes oui, d’autres non. Et surtout, à force de vouloir aider Frédéric, à force de vouloir comprendre ce qui se passe dans sa tête, ne deviendrait-elle pas paranoïaque ?
Attention, les lésions cérébrales sont vicieuses et peuvent se cacher chez chacun d'entre nous.


 http://www.heberger-image.fr/data/images/14299_VLE2_Danemark_banni_re.png






samedi 28 juin 2014

Le Joueur d'échecs de Stefan Zweig


Stefan Zweig
Stock, 2002
116 pages


Résumé : "Prisonnier des nazis, Monsieur B., en dérobant un manuel d'échecs, a pu, à travers ce qui est devenu littéralement une folle passion, découvrir le moyen d'échapper à ses bourreaux. Libéré, il se retrouve plus tard sur un bateau où il est amené à disputer une ultime partie contre le champion Czentovic. Une partie à la fois envoûtante et dérisoire... 





Mon avis


Ce roman est le premier de Stefan Zweig que je lis. Depuis le temps que l'on me parle de cet auteur qui est, tout de même, une référence… Le challenge "D'un pays à l'autre" est l'occasion idéale pour me lancer dans la lecture d'un roman de cet auteur.
Stefan Zweig a vraiment une très belle écriture. Le roman est envoûtant et simple à la fois.
On assiste à l'affrontement de deux joueurs d'échec autour d'un échiquier. Mais, tout d'abord, l'auteur nous présente chacun d'eux. Chacun est arrivé aux échecs de manière différente, avec un mental différent… Je ne vous en dirai pas plus, sinon cela gâcherai la surprise pour ceux et celles qui ne l'on pas lu. Mais ses différences de parcours va rendre leur rencontre d'autant plus vive, d'autant plus terrible.

En conclusion : sublime









mercredi 25 juin 2014

Howard Fast


Howard Fast
Gallmeister, 2014
304 pages

Résumé : 1878. Les Indiens cheyennes sont chassés des Grandes Plaines et parqués en Territoire indien, aujourd’hui l'Oklahoma. Dans cette région aride du Far West, les Cheyennes assistent, impuissants, à l'extinction programmée de leur peuple. Jusqu'à ce que trois cents d'entre eux, hommes, femmes, enfants, décident de s'enfuir pour retrouver leur terre sacrée des Black Hills. À leur poursuite, soldats et civils arpentent un pays déjà relié par les chemins de fer et les lignes télégraphiques. Et tentent à tout prix d'empêcher cet exode, ultime sursaut d'une nation prête à tout pour retrouver liberté et dignité.


Mon avis



Un grand merci à Babelio et Gallmeister pour ce partenariat qui m'a permis de découvrir un petit épisode de l'histoire américaine


Cette année, j'ai décidé de lancer un challenge Western afin de découvrir des auteurs peu connu et découvrir de façon littéraire un monde que je connais à travers les films que je regardais dans ma prime jeunesse. Ce roman est le premier que je lis pour ce challenge.

Edité pour la première fois en 1941, ce texte n'a absolument pas vieilli. Howard Fast nous emmène dans un monde où les peuples indiens semblent avoir été pacifiés, mais…
Les américains ont donné à chaque peuple indien une terre sur laquelle ils peuvent vivre. En ce qui concerne les cheyennes de ce livre, ce territoire se situe plusieurs centaines de kilomètres au sud de leurs terres d'origine. Il n'y fait donc pas le même climat. Les terres sont plus sèches. Ce territoire est géré par des quakers chargés d'y faire respecter la loi américaine, de nourrir les indiens… Cependant, les rations sont tellement maigres que les indiens ne peuvent pas manger à leur faim. Lorsque les cheyennes décident de rejoindre leur ancien territoire, les quakers n'ont d'autre choix que de faire appel aux militaires.
Mais, ce que montre ce livre, qui est un ouvrage très documenté, qui retrace le fil réel des évènements, c'est l'incompréhension des américains face au "déménagement" des indiens, leur incapacité à gérer dans le calme les évènements… A cette époque, la peur de l'indien était omniprésente et la population avait tendance à exagérer leurs actes.


En conclusion : roman très document sur un épisode particulier des problèmes entre indiens et américains. Superbe.




jeudi 19 juin 2014

La Cité des Jarres de Arnaldur Indridason



Arnaldur Indridason
Métaillié, 2006
286 pages


Résumé : Un nouveau cadavre est retrouvé à Reykjavik. L'inspecteur Erlendur est de mauvaise humeur : encore un de ces meurtres typiquement islandais, un " truc bête et méchant "
qui fait perdre son temps à la police... Des photos pornographiques retrouvées chez la victime révèlent une affaire vieille de quarante ans. Et le conduisent tout droit à la " cité des Jarres ", une abominable collection de bocaux renfermant des organes...




Mon avis




J’ai enfin lu la première aventure du commissaire Erlendur. La Cité des jarres est le premier roman de la série à avoir été traduit en français, mais c’est le troisième tome dans la série islandaise.
J’ai beaucoup aimé le personnage de ce commissaire torturé, malmené par son divorce ainsi que par le devenir de sa fille qui tente de se sortir du monde de la drogue car elle attend un enfant.
L’enquête est très prenante également. On voit un commissaire têtu qui, lorsqu’il a une idée ne la lâche pas, même si ses co-équipiers sont sceptiques quant à ses démarches.
J’ai beaucoup aimé l’ambiance.

En conclusion : je lirai volontiers la suite.








idée n°7 : une jarre (dans le titre)



mercredi 4 juin 2014

Jésus et Tito






Velibor Colic
Gaïa, 2010
189 pages

Résumé : En 1970, dans la Yougoslavie de Tito, Velibor a six ans et veut devenir footballeur. Noir et Brésilien, de préférence. "Relativement tôt, je me suis rendu compte que mes souvenirs, mon enfance, toute ma vie d'avant, appartenaient au Jurassic Park communiste, disparu et enterré avec l'idée de la Yougoslavie". Velibor feuillette ses souvenirs : une enfance sous le signe de la bonne étoile rouge et une adolescence sous influence rock'n roll. On ne choisit pas toujours ses icônes : le petit Jésus contre le maréchal Tito est un match qui se joue tous les jours à la maison. Velibor navigue entre Jack London et Pelé, puis dans les années 80 entre les Clash et Bukowski. Son grand amour sera la littérature. Devenu grand, Velibor rêve d'être poète. Maudit, évidemment.




Mon avis




J’ai été très agréablement surprise par ce roman. Celui-ci est plutôt facile à lire, amusant par moment, agréable, intéressant.
L’auteur raconte ses souvenirs d’enfance et de jeunesse depuis l’âge de 6-7 ans jusqu’à la fin de son service militaire en Bosnie.
Le récit est constitué de petites parties faisant au maximum 3 pages et portant chacune un titre.
L’auteur n’est pas toujours très tendre lorsqu’il parle de ses camarades, mais il s’agit de la réalité de l’époque. Tout le monde a un surnom que tous accepte : Dzemo le renard, le petit con d’Oskar, le caporal Lapin, Danko l’ogre, Esad le pigeon. Lui, c’était ver de terre ou poète.
Le style de l’auteur évolue avec le récit : lorsqu’il est enfant, le style est plutôt jeune, presque enfantin ; lorsque Velibor avance en âge, le style se fait plus adulte.

En conclusion : agréable découverte !!!





                                                       





 idée n°61 : une voiture