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mercredi 27 août 2014

Le Vendeur de sari de Rupa Bajwa


Rupa Bajwa
traducteur : Claude et Jean Demanuelli
Les deux terres, 2006
345 pages

Résumé : Si Ramchand n'est, aux yeux de ses clientes, qu'un simple vendeur de saris, il dissimule pourtant une moralité et une sensibilité rares. Son ignorance, source d'une immense honte, face à l'éducation d'une riche cliente change la donne désormais, il veut prendre sa vie en main. L'acquisition de deux grammaires anglaises marque le début d'une quête, celle d'un avenir meilleur et d'une existence plus juste. Mais si les horizons du jeune vendeur sont désormais élargis, la confrontation avec l'injustice et la cruauté du monde n'en est que plus brutale...



Mon avis






Dans ce roman agréable à lire, nous suivons le jeune Ramchand vendeur de sari au caractère plutôt timide, voire soumis. Ramchand souhaite sortir de sa condition. Il essaye d’apprendre l’anglais comme il le peut…
Du fait de certains concours de circonstance, Ramchand est confronté aux réalités sociales de son pays : La pauvreté, l’extrême pauvreté, la maltraitance, et à l’opposé, il va s’introduire dans une famille riche, très riche. Il va découvrir le mépris des riches envers les basses classes. Son opinion sur la nature humaine va être malmenée. Il va découvrir l’importance de l’éducation, la jalousie aussi.

En conclusion : roman agréable à lire qui met en valeur les différentes réalités sociales de l’Inde.





 Idée n° 22  : un morceau de vêtement
 





samedi 19 juillet 2014

Les Derniers jours du paradis de Robert Charles Wilson



Robert Charles Wilson
Trad. de Gilles Goulet
Denoël, 2014
Collection Lunes d'encre

Résumé : Alors que l'Amérique se prépare à fêter les cent ans de l'Armistice de 1914, un siècle de paix mondiale, d'avancées sociales et de prospérité, Cassie n'arrive pas à dormir. Au milieu de la nuit, elle se lève et va regarder par la fenêtre. Elle remarque alors dans la rue un homme étrange qui l'observe longtemps, traverse la chaussée... et se fait écraser par un conducteur ivre. L'état du cadavre confirme ses craintes : la victime n'est pas un homme mais un des simulacres de l'Hypercolonie, sans doute venu pour les tuer, son petit frère et elle. Encore traumatisée par l'assassinat de ses parents, victimes sept ans plus tôt des simulacres, Cassie n'a pas d'autre solution que fuir de nouveau.


Un Grand merci à Dana des éditions Denoël qui m'a permis de passer un excellent moment avec un auteur que j'aime beaucoup.

Mon avis

Ce roman est le 3ème de Robert Charles Wilson que je lis et j'adore toujours autant ses écrits.A terme, je lirai certainement tous ses livres. J'aime beaucoup la façon dont l'auteur raconte ses histoires.


Une fois encore, on suit les personnages principaux dans leurs aventures pendant que l'auteur distille un peu partout dans le roman des flash-back sur ce qui s'est passé avant, ainsi que des bribes d'explications scientifiques sur les évènements et les entités impliquées. Tout ceci nous tient en haleine du début jusqu'à la fin ; sans oublier que l'écriture de Robert Charles Wilson entraîne une lecture très agréable.
L'intrigue de "Les Derniers jours du paradis" est assez classique dans le genre "On nous cache la vérité". En effet, une forme de vie extra-terrestre, l'Hypercolonie, a jeté son dévolu sur la Terre, entre autres planètes, sans que l'homme ne s'en soit rendu compte. Seule une poignée d'êtres humains connaît la vérité et tente de changer les choses. Ceux-ci forment la Correspondence Society. Les extra-terrestres, qui ont forme humaine, sont appelés Simulacres. Ils sont difficiles à repérer.
Les membres de la Society tentent de mettre fin aux agissements de l'Hypercolonie. De nombreuses questions sont soulevées. Faut-il réellement mettre fin aux agissements des Sims ou pas ? Quel impact la disparition de l'Hypercolonie aura-t-elle sur la vie des hommes. Cela entraînera-t-il le bonheur ou le malheur pour les Hommes.

Ce sont ces questions que se pose Cassie, jeune fille de 19 ans chargée de protéger son petit frère Thomas… Mais Cassie est très vite dépassée par les évènements et tentent de se faire aider par Léo, fils du créateur de la Society. Accompagné de Beth, jeune femme à peine plus âgée que Cassie, ils vont tenter de fuir les Sims et d'aller mettre fin aux agissements de l'Hypercolonie. Mais de nombreuses épreuves les attendent… Cassie est un personnage très attachant.

Une fois plongé dedans, on ne peut pas refermer ce roman, tellement il est prenant et bien construit.







Idée n°19 : Quelque chose qui se fabrique (ici : la tour derrière le pick-up)









samedi 21 juin 2014

Lulu femme nue de Etienne Davodeau

Etienne Davodeau

Tome 1
Futuropolis, 2008
80 pages


 
Tome 2
Futuropolis, 2010
78 pages










Résumé : Lulu, mère de famille de quarante ans, sans histoire, a disparu depuis plus de deux semaines, abandonnant mari et enfants à ses amis désemparés.
L’un d’eux, Xavier, a retrouvé sa trace. En une nuit, il entreprend de raconter aux autres ce qu’a vécu Lulu pendant cet étrange voyage : Lulu a quitté sa vie normale en sortant d’un énième entretien d’embauche.
Elle n’avait rien prémédité. Ça s’est passé très simplement. Elle est partie avec une femme dont elle ne connaissait rien, et s’est octroyé quelques jours de liberté, seule, sur la côte, sans autre projet que de savourer pleinement, et sans culpabilité, cette vacance inédite.
Presque surprise par sa propre audace, Lulu rencontre de drôles de gens, qui sont, d’une façon ou d’une autre, eux aussi au bord du monde.
Grisante, joyeuse, dangereuse et cruelle, l’expérience improvisée de Lulu en fera une autre femme




Mon avis



Cette bande dessinée en deux tomes est une agréable surprise. Je ne m’attendais vraiment pas à une telle histoire.
Les dessins sont agréables, expressifs avec des couleurs douces, comme l’histoire.
J’aime beaucoup la construction de l’histoire. En soirée un groupe de personnes se rassemble pour parler de ce qu’a fait Lulu les semaines précédentes. Chacun parle à tour de rôle pour dresser ses aventures dans l’ordre chronologique. Le récit est régulièrement interrompu par des réactions de l’assemblée… par la vie qui suit son cours. Très vite, on se doute qu’un drame s’est produit, mais nous ne saurons lequel qu’à la fin du tome 2. Le suspense est bien maintenu. Le récit est très vivant.
Lulu est une personne terriblement attachante et très proche de nous. Chacun se remet en cause un jour ou l’autre, mais tout le monde n’agit pas comme elle l’a fait. Tout le monde n’est pas capable de remonter la pente, lorsque la vie nous trompe.

En conclusion : sublime, tout en douceur….



 Tome 2 : idée n°55 : quelque chose que vous aimez : marcher au bord de la mer


jeudi 19 juin 2014

La Cité des Jarres de Arnaldur Indridason



Arnaldur Indridason
Métaillié, 2006
286 pages


Résumé : Un nouveau cadavre est retrouvé à Reykjavik. L'inspecteur Erlendur est de mauvaise humeur : encore un de ces meurtres typiquement islandais, un " truc bête et méchant "
qui fait perdre son temps à la police... Des photos pornographiques retrouvées chez la victime révèlent une affaire vieille de quarante ans. Et le conduisent tout droit à la " cité des Jarres ", une abominable collection de bocaux renfermant des organes...




Mon avis




J’ai enfin lu la première aventure du commissaire Erlendur. La Cité des jarres est le premier roman de la série à avoir été traduit en français, mais c’est le troisième tome dans la série islandaise.
J’ai beaucoup aimé le personnage de ce commissaire torturé, malmené par son divorce ainsi que par le devenir de sa fille qui tente de se sortir du monde de la drogue car elle attend un enfant.
L’enquête est très prenante également. On voit un commissaire têtu qui, lorsqu’il a une idée ne la lâche pas, même si ses co-équipiers sont sceptiques quant à ses démarches.
J’ai beaucoup aimé l’ambiance.

En conclusion : je lirai volontiers la suite.








idée n°7 : une jarre (dans le titre)



vendredi 13 juin 2014

Un long moment de silence de Paul Colize

Paul Colize
Folio, 2014
470 pages

Résumé : Dans Un long moment de silence, Paul Colize met en scène à deux époques différentes les personnages de Stanislas Kervyn et Nathan Katz. L'un est un homme d'affaire contemporain, antipathique, qui tente de comprendre la raison pour laquelle son père trouva la mort lors d'une fusillade au Caire alors qu'il n'était qu'un enfant; l'autre, rescapé des camps, décide de rejoindre un groupe de chasseur de nazis après la seconde guerre mondiale.





Un grand merci aux éditions folio pour ce partenariat qui m'a fait passer un excellent moment

 
Mon avis



Roman très intéressant et très prenant qui met en scène Stanislas qui enquête sur la mort de son père dans un attentat au Caire en 1954.
Même si Stanislas est quelqu’un d’odieux, d’affreux, d’imbuvable, j’ai eu très envie d’en savoir plus sur le passé de sa famille. Il y a de terribles secrets de famille qui remontent à la deuxième guerre mondiale. Stanislas est perturbé par le suicide de sa femme et l’assassinat de son père.
Le roman est particulièrement bien mené. L’auteur alterne le récit de l’enquête,  les découvertes de Stanislas avec le récit d’un certain Nathan, 16 ans, échappé des camps qui va passer sa vie à pourchasser les anciens nazis qui se cachent au milieu de tout le monde. D’ailleurs, le personnage de Nathan est presque plus attachant que celui de Stanislas.
Dans les récits de Stanislas l’auteur intègre des souvenirs de celui-ci de façon assez originale : aucun retour à la ligne ou saut de ligne… Les souvenirs sont racontés en même temps que les évènements présents. C’est, au départ, assez déroutant, mais on s’adapte très vite. Le récit n’en n’est que encore plus vivant.
 
De plus, les chapitres ont tous un titre. Ce qui est original, c’est que le titre des chapitres est la dernière expression des chapitres en question.
Le récit est rapide, vivant, intense… Une intensité qui augmente dans les cent dernières pages.
Ce roman se dévore avec gourmandise, on est happé par cette histoire hors norme.

L’auteur c’est inspiré de son histoire familiale.

En conclusion : ce roman est, pour moi, un énorme coup de cœur, une superbe découverte.




  
Idée n’243 : quelque chose dont vous êtes reconnaissant : le silence.

jeudi 5 juin 2014

Chico & Rita



Chico et Rita

Javier Mariscal (illustrations)
Fernando Trueba (Scenario)
Denoël Graphic, 2011

Résumé : La Havane, 1948. Chico, jeune pianiste de génie, rêve de se faire une place parmi les grands du jazz. Rita, à la voix sans pareille, fascine tous ceux qui l'entendent et la voient. Au rythme du Cubop, le be-bop sauce Cuba, l'inévitable idylle se noue. Et se complique tandis que leurs carrières s'envolent et que les malices du destin les égarent sur les sentiers de la gloire. De leur île à Manhattan, de Las Vegas à Paris et Hollywood, ils se connaîtront, se reconnaîtront, se perdront de vue, se retrouveront dans un tourbillon d'afro-jazz, la bande-son de ce boléro amoureux couvrant un demi-siècle de chagrins, de luttes et de triomphes...
Sous ses airs dansants, lumineux et sexy, Chico & Rita, le roman graphique de Mariscal et Trueba, fidèle écho de leur film animé qui connaît le succès dans le monde entier, aborde des thèmes graves, l'âpreté de la réussite, l'aveuglement des sentiments, les conflits de race, de classe, politiques...


Mon avis

Grand coup de cœur BD.
Chico & Rita est une BD superbe, aux couleurs vives, aux traits limpides. Par moment, les dessins se suffisent à eux-mêmes. : sans bulle, sur fond de notes de musiques, de chants…
Cette BD est remplie de musique, d’amour, de tendresse, mais aussi d’action, de course poursuite, de Racisme. Les auteurs nous emmènent de Cuba à New-York où nous suivons l’itinéraire chaotique de Chico, pianiste talentueux et de Rita, chanteuse de talent. Leurs relations sont très tortueuses.
En conclusion : sublime histoire triste pleine de tendresse


 Idée n°89 : quelque chose dans le vent : le rideau

mercredi 4 juin 2014

Jésus et Tito






Velibor Colic
Gaïa, 2010
189 pages

Résumé : En 1970, dans la Yougoslavie de Tito, Velibor a six ans et veut devenir footballeur. Noir et Brésilien, de préférence. "Relativement tôt, je me suis rendu compte que mes souvenirs, mon enfance, toute ma vie d'avant, appartenaient au Jurassic Park communiste, disparu et enterré avec l'idée de la Yougoslavie". Velibor feuillette ses souvenirs : une enfance sous le signe de la bonne étoile rouge et une adolescence sous influence rock'n roll. On ne choisit pas toujours ses icônes : le petit Jésus contre le maréchal Tito est un match qui se joue tous les jours à la maison. Velibor navigue entre Jack London et Pelé, puis dans les années 80 entre les Clash et Bukowski. Son grand amour sera la littérature. Devenu grand, Velibor rêve d'être poète. Maudit, évidemment.




Mon avis




J’ai été très agréablement surprise par ce roman. Celui-ci est plutôt facile à lire, amusant par moment, agréable, intéressant.
L’auteur raconte ses souvenirs d’enfance et de jeunesse depuis l’âge de 6-7 ans jusqu’à la fin de son service militaire en Bosnie.
Le récit est constitué de petites parties faisant au maximum 3 pages et portant chacune un titre.
L’auteur n’est pas toujours très tendre lorsqu’il parle de ses camarades, mais il s’agit de la réalité de l’époque. Tout le monde a un surnom que tous accepte : Dzemo le renard, le petit con d’Oskar, le caporal Lapin, Danko l’ogre, Esad le pigeon. Lui, c’était ver de terre ou poète.
Le style de l’auteur évolue avec le récit : lorsqu’il est enfant, le style est plutôt jeune, presque enfantin ; lorsque Velibor avance en âge, le style se fait plus adulte.

En conclusion : agréable découverte !!!





                                                       





 idée n°61 : une voiture






mardi 3 juin 2014

Le Fabuleux destin d'une vache... de David Safier

David Safier
Presses de la cité, 2014
370 pages

Résumé : Mis à part l'infidélité de son taureau, le bien nommé Champion, Lolle, une vache laitière, mène une vie tranquille dans un pré du nord de l'Allemagne.
Jusqu'au jour où elle apprend de la gueule de Giacomo, un chat errant qu'elle a sauvé de la noyade, que le fermier a décidé de vendre le troupeau de bovins pour régler ses dettes.

Afin d'éviter de finir entre deux tranches de pain de hamburger, Lolle, maligne comme un singe, décide de s'enfuir avec ses congénères pour rejoindre le pays où les vaches sont sacrées, l'Inde !

Mais la route est longue et semée de dangers, à commencer par Old Dog, le chien sanguinaire du fermier.

Débute alors pour Lolle et ses amis un périlleux voyage qui les conduit de l'autre côté de l'Atlantique, de New York à l'Ouest américain, territoire des bisons, jusqu'aux contreforts de l'Himalaya ...


Mon avis


Un grand merci à Babelio et aux éditions Presses de la cité pour cet agréable partenariat.


Quelle idée a eu l'auteur de mettre en scène des vaches... On suit agréablement ce troupeau 4 vaches et un taureau accompagné d'un chat, à la manière du chat de Shrek, qui sait tout... mais... Un chat à l'accent italien... J'ai beaucoup aimé ce personnage.
L'auteur a créé tout un monde de croyance autour des vaches... La forêt en face est leur bout du monde, derrière c'est le vide... Quelle surprise ont eu nos vaches en réussissant à traverser cette forêt !!  Elles ont, également, une déesse : Naïa, dont des moments de vie sont cités dans le roman.
Quant à nos vaches laitières qui fuient leur ferme allemande car le fermier veut les transformer en steack : Lolle, est la meneuse. Son but : aller en Inde, seul pays où les vaches sont vénérées. P'tit Radis, jeune naïve, lesbienne est comme un petit bol d'air pur au milieu de ce groupe. Hilde, vache beaucoup plus posée que les autres tente de calmer le jeu entre ses congénère. Car Lolle est en rivalité avec la quatrième vache, Susy, qui est la maîtresse de son taureau, Champion. Tout ce petit monde a des attitudes très humaines : Crêpage de chignon entre filles, déclarations d'amour, questions existentielles...

Ce roman est drôle, original, écrit avec légèreté. Il se lit très vite et est très agréable. En ce qui me concerne, j'ai juste trouvé qu'il y avait un peu trop de crêpage de chignon entre ses vaches qui finissent par arriver en Inde, mais en passant, tout d'abord, par les Etats-Unis. Très logique lorsque démarre d'Allemagne.






idée n°117 : quelque chose de vert




vendredi 9 mai 2014

Hiver nucléaire de Victor Dixen

Victor Dixen
Le Cas Jack Spark, tome 03
JC. Gawsevitch, 2011
656 pages

Résumé : La fin du monde est arrivée. Le ciel n'est plus qu'un immense nuage de cendres. La Terre n'est plus qu'un désert gelé. Les envahisseurs ont résolu d'exterminer jusqu'au dernier survivant. À moins que la résistance ne s'organise. À moins que Jack Spark ne parvienne à unir les derniers peuples libres. Dût-il sacrifier son amour pour Sinead, et tout ce qui reste d'humain en lui. Sous les glaces de l'hiver nucléaire brûlent les dernières lueurs d'espoir, et le plus terrible des secrets.




Mon avis

Ce troisième tome est vraiment excellent. Je ne me suis pas ennuyée une seconde, malgré les 656 pages que compte ce livre. Ce tome est meilleur que les trois précédents. Il y a plus d'action.
Les personnages ont énormément évolués depuis le premier tome. L'histoire a beaucoup progressé. Le monde dans lequel évoluent les protagonistes n'a plus rien à voir avec le monde du premier tome.
Que dire d'autre sans spolier ? Je ne sais pas trop. Il faut vraiment lire cette série jeunesse qui est vraiment bien ; vraiment particulière du fait de l'évolution rapide des évènements. Les trois premiers tomes se déroulent sur 9 mois... Et tout est bouleversé. 

A lire absolument.


Mon avis sur le tome 1 : Eté mutant
Mon avis sur le tome 2 : Automne traqué






idée n°60 : une saison



mardi 6 mai 2014

Stigmate de Jérôme Camut et Nathalie Hug


Jérôme Camut et Nathalie Hug
Livre de poche, 2008
601 pages

Résumé : Quand un monstre fascinant et obscène prend la parole et surgit à nouveau face à ses anciennes victimes, elles n’ont pour seules issues que la fuite, la mort… ou les « voies de l’ombre », le système implacable d’un criminel qui leur dévoile en chuchotant les secrets de sa folie.
« J’ai de l’amour pour mes chiens d’attaque. Certains il a fallu les tabasser, d’autres pas.
Il n’y a pas de règles. C’est ça l’extraordinaire chimie de la nature humaine. C’est passionnant.
Approche-toi, ami voyeur. Et n’aie pas honte de ton vice. Viens pénétrer le monde d’un artiste du crime. Il est temps que je me présente et que j’offre ma réflexion à la multitude. »


Mon avis




Malgré le fait que j’ai lu le premier tome il y a de cela un an déjà, je me suis très vite souvenue du contexte, des personnages, des rôles de chacun d’eux, ce qui leur était arrivé.
On reprend les mêmes personnages, mais on change beaucoup de choses. Seul Kurtz, le méchant, reste le méchant. Bon nombre de victimes deviennent de futures "brigands"

Dans ce tome, qui nous en dévoile un peu plus de la personnalité de ce "méchant" la violence est omniprésente, peut-être encore plus que dans le premier.
La première moitié est vraiment très prenante, très rythmée. La seconde est moins addictive, centrée presque uniquement sur Kurtz, Andréas et Rufus.
Mais, ce roman reste tout de même excellent. C'est une très bonne suite.
Je lirai le troisième sans aucun doute possible. Certainement pour le challenge ABC polar de 2015. (Oui, je sais, je vois loin)

Mon avis sur le tome 1 : Prédation








idée n°54 : une bouche en mouvement






mercredi 30 avril 2014

Le Dîner de Herman Koch

Herman Koch
Belfond, 2011
336 pages

Résumé :  Deux frères se donnent rendez-vous avec leurs épouses dans un restaurant branché d'Amsterdam. Hors-d'œuvre : le maître d'hôtel s'affaire. Plat principal : on parle de tout, des films à l'affiche, des vacances en Dordogne. Dessert : on évite soigneusement le véritable enjeu du dîner, les enfants. Car leurs fils respectifs ont commis un acte d'une violence inouïe. Un café, un digestif, l'addition. Reste la question : jusqu'où irions-nous pour préserver nos enfants ?



Mon avis




Tout d’abord, précisons la situation familiale.
Les deux couples qui se donnent rendez-vous sont Paul et Claire Lohman d’un côté, Serge et Babette Lohman de l’autre. Paul et Serge sont frères. Paul, le narrateur, ne travaille plus pour des raisons que je vous laisse découvrir. Serge est un politicien très en vue qui brigue le poste de Premier Ministre des Pays-Bas. Paul ne supporte pas son frère et son arrogance. Claire et Babette, quant à elles, s’entendent plutôt bien. Les deux couples ont chacun un fils de 15 ans. En plus, Serge et Babette ont adopté un jeune du Burkina-Faso qui a, alors, 17 ans.

Le roman commence tout simplement par l’arrivée au restaurant de Paul. On sent déjà l’animosité qu’il a envers son frère. Les participants au repas arrivent. L’ambiance est tendue. Cette tension ne cessera de monter tout au long du roman. Mais, on départ, je me suis vraiment demandée où l’auteur allait nous emmener, avec ses descriptions des plats… Est-ce que cela va être ainsi tout au long du roman ? Non. Car Paul se souvient… Il raconte quelques moments clés de sa vie… et surtout, c’est par ça bouche que nous apprendrons la véritable raison de la tenue de ce repas.

Car tous les quatre doivent parler de la terrible « chose » qu’ont fait leurs enfants… Chacun d’entre eux se cache derrière les apparences. Chacun évite de parler du « problème ». Cependant, ils vont être obligés d’aborder le sujet… L’ambiance calme du restaurant va, alors, littéralement explosée… Jusqu’aux drames finaux.

En conclusion : roman pas si anodin que cela dans lequel il est beaucoup question de non-dits et où la société actuelle montre ses défauts.



idée n°12 : ce que l'on mange au dîner


mercredi 23 avril 2014

Code 93 de Olivier Norek


Olivier Norek
Michel Lafon, 2013
304 pages


Résumé : Coste est capitaine de police au groupe crime du SDPJ 93. Depuis quinze ans, il a choisi de travailler en banlieue et de naviguer au cœur de la violence banalisée et des crimes gratuits.
Une série de découvertes étranges – un mort qui ouvre les yeux à la morgue, un toxico qui périt par autocombustion – l’incite à penser que son enquête, cette fois-ci, va dépasser le cadre des affaires habituelles du 9-3.

Et les lettres anonymes qui lui sont adressées personnellement vont le guider vers des sphères autrement plus dangereuses…




Mon avis



Voici un premier roman particulièrement prenant écrit par un lieutenant de police qui travaille à la Section Enquêtes et Recherches du SDPJ 93 depuis 14 ans. Inutile, donc, de vous dire que les détails sont plutôt réalistes : comment les policiers sont accueillis et surveillés dans les quartiers difficiles, comment les honnêtes gens se méfient des autorités. Il est montré, également, l’importance des statistiques. Comment faire pour abaisser les mauvais chiffres du 93, département qui a les plus mauvais chiffres…
Avec ce roman, j’ai appris beaucoup de choses sur les conditions de travail des enquêteurs dans les zones sensibles de ce département.

Les personnages sont très attachants. Les rapports entre certains entraînent des situations drôles voire cocasses. Il nous est montré combien il est difficile pour une femme d’intégrer une équipe de recherche.

L’histoire est digne des meilleurs polars. Des meurtres ; voire même un non-meurtre (je ne vous en dirai pas plus… A vous de lire ce sympathique roman). Donc des meurtres peu communs… Des fausses pistes… Des lettres anonymes… Des trahisons.

Le style est agréable, la lecture, extrêmement rapide. La construction du récit est assez originale…

En conclusion : excellent polar qui nous plonge dans une certaine réalité peu connue.








idée n°79 : un endroit (ici, une cité)